Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Le droit opposable est un concept assez récent et dans certains cas, je le trouve un peu excessif, et il en est ainsi sur le droit opposable au mode de garde.
Si le droit opposable au logement me parait presque naturel tant il est indispensable d'avoir un toit sur la tête, il en est tout autrement du droit opposable au mode de garde.
Le fait de devenir parent est un choix aujourd'hui pour la plupart d'entre nous. Aussi le droit opposable au mode de garde me semble inadapté, même si les pouvoirs publics se doivent de mettre en oeuvre un maximum de services pour venir en aide aux parents en recherche de garde.
Mais pas n'importe comment.

Ce droit opposable est censé s'appliquer et s'imposer lorsque les enseignants sont en grève à plus de 25% dans une école ou lorsque des enseignants sont absents de façon imprévisible et non remplacés (ça arrive assez souvent qu'ils ne soient pas remplacés).
En cas de grève c'est une atteinte à ce droit, qu'on le veuille ou non.
En cas d'absence d'un enseignant, c'est tout aussi dérangeant. Ce n'est pas aux communes de suppléer aux remplaçants qui devraient assurer la vacance temporaire du poste.
Or la loi l'impose aux communes.
Mais ce droit d'accueil opposable risque-t-il de s'étendre ?
On entend Mme Morano annoncer la création, dès la rentrée 2009, de jardins d'éveil pour les enfants de 2 à 3 ans et la création de 8 000 places.
La règlementation sur les jardins d'éveil est on ne peut plus opaque. Il s'agirait d'une implantation dans les classes de maternelle, sans enseignants. Il était un temps où une activité non scolaire ne pouvait pas cohabiter avec l'activité scolaire.
Et ces jardins d'éveil, qui paye ?
Qui encadre ?
Quels professionnels, diplomés, qualifiés, non diplômés ?
Les précisions ne sont pas légion.