Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
La majorité se fissure avec le bouclier fiscal.
Le député-maire UMP de Saint-Malo dépose ce jour un amendement pour demander une pause sur ce bouclier.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/16/le-bouclier-fiscal-ne-fait-plus-l-unanimite-au-sein-de-la-majorite_1168786_823448.html
Mais les ministres montent déjà au créneau pour défendre ce bouclier.
Normal !
Les personnes qui gagnent beaucoup d'argent ne peuvent pas être dans une tranche d'impôt supérieure à 50%. Rappelons quand même qu'on paie l'impôt sur le revenu à N+1 et qu'il y a des abattements, mais ça ne fait rien, le ministre du budget a décidé de maintenir le plafond d'imposition à 50%
Alors bien sûr une personne qui percevrait (je vais dire n'importe quoi) 2 000 000 € de revenus ne peut pas payer plus d'impôt qu'un salarié qui serait dans les 100 000 € et c'est déjà un bon salaire !
C'est évident. Les personnes riches ont un train de vie à tenir qu'on n'imagine même pas : villas, personnels, sorties ... un train de vie quoi !
Et les heures supplémentaires détaxées ... Au fait "Travailler plus pour gagner plus" vous en êtes où vous avec ce slogan ?
Avez-vous été concerné(e) ?
Bref, il y a des moments c'est à tomber par terre, ici un article de l'Express, notamment avec ce paragraphe : "Quelque 14 000 foyers fiscaux ont bénéficié d'un remboursement en 2008 au titre du bouclier fiscal pour un coût total de 458 millions d'euros, ..."
Il y a une lueur d'espoir qui pointe à l'horizon.
Même si Nicolas Sarkozy se voit bien renouveler son mandat à l'Elysée en 2012, enfin, lui s'y voit, les français je ne sais pas, on s'aperçoit que les politiques de l'UMP sont loin d'être tous d'accord avec la politique menée par le chef de l'Etat.
Sur l'OTAN, sur le bouclier fiscal, les couacs commencent à être plus sonores.
A force de gouverner tout seul, de décider à la place des ministres ou de les remettre vertement à leur place, Nicolas Sarkozy commence à exaspérer très sérieusement les personnes qui l'ont suivi en 2007 avec quelques réticences et commence à déstabiliser celles qui croyait avoir un chef qui serait incontesté.
Ses belles paroles n'étaient que des belles paroles, très creuses