Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Les réformes se succédant les unes aux autres, il est difficile de s'y retrouver, et c'est d'ailleurs une volonté de la part du gouvernement ; mener un train d'enfer afin que le bon peuple ne puisse pas suivre.
Ca pourrait fonctionner mais c'est vraiment prendre les français pour des imbéciles, chacun dans son domaine de compétences ou de choix arrive à décrypter les manoeuvres gouvernementales.
Je voudrais revenir sur l'école. Il ne s'agit pas aujourd'hui de traiter une einième fois des réformes du primaire. Non, simplement, je me pose quelques questions.
Avant mai 2007 et même après, nous entendions dire que l'école est trop éloignée de l'entreprise, qu'il faut s'atteler à résoudre ce problème car c'en est un : réel.
L'école en France est trop éloignée des réalités du monde du travail.
Je me suis donc posée la question de savoir ce qui a été fait depuis mai 2007 pour rapprocher les élèves du monde de l'entreprise.
Et là, je suis stupéfaite et morte de rire jaune. Ce sont des mesurettes qui ont été prises sans effet notable. Ainsi il est proposé aux élèves de 4ème de passer une journée en lycée général ou technique ou professionnel ou en centre de formation d'apprentis. De même les élèves de 1ère peuvent se rendre en université ou en IUT une journée.
Je me demande quel est l'intérêt d'aller passer une journée dans un établissement scolaire susceptible de vous accueillir après la 3ème ou après le Bac. Je me demande quel est l'impact et si c'est un progrès. Est-ce ainsi que l'élève va mieux appréhender le monde du travail ? Encore une fois, c'est mal connaître le monde de l'enseignement, car chaque établissement public ou privé organise volontiers des portes ouvertes pour ses futurs élèves. L'occasion est ainsi donnée à qui veut la saisir d'aller visiter et poser des questions.
Aujourd'hui le décalage qui existe, il n'est pas dans le choix de l'élève par rapport à son orientation. Certains jeunes savent ce qu'ils veulent faire, d'autres pas. Il vaut toujours mieux aller vers ce qui plait que ce qui n'intéresse que moyennement, et il est mieux d'être boulanger ou menuisier plutôt que de traîner sur les bancs de l'école sans intérêt. Le décalage il est dans l'apprentissage des métiers.
Cet apprentissage est souvent trop théorique, y compris dans les cycles d'apprentissage courts. Ainsi un élève qui sort d'un lycée horticole est plus fort dans la connaissance des essences de plantes que dans la taille des rosiers, des arbustes ... et quand il arrive dans l'entreprise, il doit tout réapprendre.
Quant à l'université, c'est la théorie à l'état pur, les étudiants sortent de leur cursus avec beaucoup de savoirs, mais aucune pratique.
N'est-ce pas dans ce domaine que les réformes auraient pu être menées et porter leurs fruits ?