Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
L'affaire Mitterrand qui vient de s'épaissir avec cette caution de moralité pour un jeune violeur (ben voyons !) aurait tendance à nous faire oublier :
- que la semaine dernière une votation citoyenne a été organisée,
- que plus de 2 millions de personnes se sont mobilisées pour aller déposer le bulletin dans l'urne,
- et que c'est un projet, qui à terme, transmettra au capital un service public bénéficiaire même si Nicolas n'est pas d'accord sur la privatisation.
Ce n'est pas fini !
L'affaire Mitterrand aurait également tendance à nous faire oublier que le gouvernement en place essaie de faire entrer l'argent au lycée. Il ne s'agit pas de payer les lycéens pour aller en cours. On n'en est pas encore là mais ça pourrait peut-être venir un jour au train où vont les choses. Il s'agit pour le moment d'inciter les élèves à plus d'assiduité, en donnant comme une prime à la classe où il y a le moins d'absents.
M. Huchon a fait le calcul, c'est impressionnant ; c'est là.
L'affaire Mitterrand aurait aussi tendance à nous faire oublier la fameuse grippe AH1N1 et l'incitation à la vaccination. En plus d'avoir acheté 94 millions de doses, le gouvernement fait envoyer par la Sécurité sociale une invitation à tous les assurés pour se faire vacciner. Quelles dépenses ! Méfiance vis à vis de ce vaccin, les médecins ne sont pas vraiment convaincus et les infirmier non plus. Pour les infirmiers c'est ici.
Par ailleurs, nous avons entendu sur tous les tons que cette grippe était particulièrement contagieuse. Ah ! Allez voir chez M, il semblerait que ce ne soit pas si contagieux que ça. Enfin, après quelques fermetures d'établissement scolaire ici ou là, nous n'entendons plus parler de rien.
Tout ça pour dire que l'affaire Mitterrand sert particulièrement bien le gouvernement pour avancer sur les réformes en cours sans que la population et l'opposition ne bronchent.
M. Sarkozy va pouvoir inviter Marine Le Pen pour la remercier d'avoir lancé l'affaire. Avec un tel écran de fumée, il fait ce qu'il veut.