Avec le recul des présidentielles et au regard de ce que Nicolas Sarkozy appelle l'ouverture, qui ressemble plus à du débauchage, la question est posée de savoir si c'est une bonne stratégie.
Qu'est-ce que l'ouverture ?
Si j'ai bien compris, c'est permettre à un homme ou une femme politique d'idées opposées de participer au gouvernement.
Déjà là, le bât commence à blesser.
Comment un homme ou une femme politique d'opposition pourrait faire jouer la solidarité gouvernementale ?
Et en allant un peu plus loin, ouvrir le gouvernement à l'opposition, ne serait-ce pas quelque part manquer singulièrement d'un projet de société ?
Autant je peux parfaitement comprendre en cas d'urgence nationale que toutes les forces du pays s'unissent pour sortir d'une crise, autant lorsque la situation ne ressort pas du tragique, il ne me paraît pas intéressant de pratiquer l'ouverture politique.
Quand un président a un projet de société il a besoin d'une équipe solide, solidaire et cohérente derrière lui.
Or, depuis 2007 et avant, les candidats qui se présentent aux élections présidentielles n'ont pas de projet de cohésion pour la France. Ils se laissent porter au gré des interventions des uns et des autres et réagissent en fonction du vent.