Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
François Bayrou tire à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy en préservant assez l'aile gauche de l'électorat français.
Quelques remarques par rapport à cette attitude.
La critique n'a jamais établi un programme. Critiquer Nicolas Sarkozy est facile. On ne peut pas dire que la France se soit dotée d'un président admirable, mais critiquer sans proposer réellement reste improductif.
Dans un récent interview auprès de 20minutes ici, je lis concernant l'Europe que : "Aucune décision ne devrait être prise sans être annoncée par voie de presse trois mois avant, de sorte que les gens puissent saisir leurs élus, associations ou syndicats"./http%3A%2F%2Ffarm4.static.flickr.com%2F3356%2F3501343738_1134a98f33.jpg)
C'est une mesure à mon sens absolument utopique.
Il suffit d'imaginer les délais supplémentaires induits par cette mesure pour se rendre compte que ce n'est pas applicable.
Je suis d'accord avec François Bayrou quand il dit que l'Europe est l'affaire des Français, tout comme d'ailleurs et il oublie de le préciser des Allemands, des Espagnols, des Polonais ..., et d'accord encore quand il affirme que l'Europe devrait être plus centrée sur des problèmes de fond tels que l'eau, la pauvreté en Afrique et éviter ainsi de venir légiférer sur les fromages français ou l'obligation absolue d'avoir une vitrine réfrigérée sur les marchés, ce qui a eu pour conséquences entre autres que les petits fermiers ne peuvent plus venir vendre leur lait entier qui avait un vrai goût de lait.
Bref, on sait tous que François Bayrou prépare 2012. Mais est-ce que la critique sera suffisante ?
C'est un homme isolé politiquement même s'il est à la tête d'un parti où les adhérents sont assez nombreux compte tenu de la création récente du MoDem.
Son souhait est peut-être de recommencer, pour les élections européennes, le coup d'éclat du premier tour des présidentielles. Je ne suis pas certaine aujourd'hui que les français soient à son écoute. Il me semble qu'ils sont plus dans la réaction face aux partis importants tels UMP, PS voire MoDem, et qu'ils risquent, s'ils votent, de voter sur les partis moins impliqués dans les prises de pouvoir.