Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Après Lyon, ville d'adoption, je vous emmène au Havre, ville où j'ai passé beaucoup de temps.
Cette ville a été reconstruite en quasi totalité après la 2nde guerre mondiale.
Pour certains, Auguste Perret a su conjuguer le renouveau avec une architecture moderne, pour d'autres il a construit des avenues trop rectilignes, des immeubles de même style assez austère.

Pour ce qui me concerne, je pense que Auguste Perret n'a pas assez tenu compte des vents dominants.
L'avenue Foch, avenue célèbre au Havre, parce que réellement réussie, fait face aux vents dominants d'ouest, ce qui fait que lorsque le vent souffle de la mer il est bien difficile de marcher contre le vent dans cette avenue.
Sinon, je fais partie de ceux qui trouvent l'architecture d'Auguste Perret trop froide. La ville ayant été détruite, il eût été préférable, à mon humble avis, de la reconstruire autour d'un centre.
Le Havre est une ville écartelée sans véritable centre et donc sans véritable coeur.
C'est pourtant une ville avec beaucoup d'atouts et notamment sur le plan touristique une jolie baie et un estuaire qui mène vers la manche. Il y fait bon vivre, même s'il est préférable de faire l'impasse sur le climat qui étant normand reste assez humide.
C'est une ville qui s'est bien développée sous la houlette d'Antoine Rufenacht qui a réussi en 1995 à détrôner le maire populaire qu'était André Duroméa, figure de la résistance et du communisme.
L'équipe municipale en place depuis une dizaine d'année a su implanter en pleine ville un centre commercial très fréquenté et faire des docks des centres de vie culturelle et bientôt commerciale également.
Aujourd'hui avec la crise, la ville est à nouveau assez sinistrée car très dépendante de Total, Renault et autres industriels.

Au bout de ce bassin, le Volcan construit par l'architecte Oscar Niemeyer.
J'aime le pari de cet architecte qui a osé une forme sans angle dans une organisation faite de sysmétries et de répétitions.
Comme je vous le disais, il pleut au Havre. Le ciel n'est pas toujours d'une limpidité extrême, par contre quand le soleil se présente, la lumière est très belle, et a inspiré les impressionnistes.