Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
J'étais dernièrement en réunion avec des élus au sein d'un syndicat intercommunal. Tous, opinions politiques confondues, nous sommes inquiets.
Inquiets face à une politique petite enfance qui fait régresser la France d'un bond en arrière de plus de 50 ans.
Inquiets face au développement prévu des jardins d'éveil (ex jardins d'enfants) qui seront à la charge des communes selon toute probabilité.
Inquiets face aux désengagements de l'Etat sous toutes les formes possibles, en région lyonnaise par exemple la CAF a deux ans de retard dans ses paiements.
Inquiets face aux prévisions catastrophiques des recettes devant la disparition prévue de la taxe professionnelle, et peut-être également du Fonds de Compensation de la TVA.
Toujours plus, c'est ce qui est demandé aux communes et pour faire court avec toujours moins de recettes.
Les perspectives sont alarmantes.
Ainsi, pour l'accueil des petits enfants en âge de maternelle, seules les familles aisées pourront continuer de travailler, il ne faut pas se leurrer.
Les impôts locaux n'ont pas fini d'augmenter si rien n'est fait pour stopper l'hémorragie de la perte de recettes communales.
Les communes sont aspirées par une spirale infernale devant la demande de certains d'avoir toujours plus de services et devant la précarité de bien d'autres.
Au bout du compte, ce sont toujours les mêmes qui seront lésés. Les familles déjà en difficultés, celles qui ont déjà beaucoup de mal à s'en sortir, dans quelque temps si ça continue ainsi, elles ne pourront plus ni se loger ni se nourrir. Les familles sans domicile seront de plus en plus nombreuses.
La pauvreté risque de s'installer durablement et d'augmenter considérablement.
C'est le résultat d'une politique gouvernementale commencée sous Jacques Chirac et qui a pris une grande ampleur sous Nicolas Sarkozy.
Et ce n'est même pas un scénario catastrophe !