Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Entre les déclarations tonitruantes très récentes d'un nutritionniste dont j'ai oublié le nom (acte manqué au sens psychanalytique du terme) et la loi sur le durcissement de la lutte contre l'alcoolisme, la filière viticole est bien mal en point.
La cible c'est celle-là :
"l'interdiction totale de la vente d'alcool aux mineurs, la suppression des boissons alcoolisées dans les stations-service et la disparition des "open bars", qui permettent de consommer de l'alcool à volonté moyennant le prix d'entrée à une soirée.
Ennemi désigné : le "binge drinking", qui consiste à s'enivrer le plus possible au cours d'une soirée" extrait d'un article du Monde que vous trouverez ici
Juste une précision le "binge drinking" ne consiste pas seulement à s'enivrer le plus possible mais surtout à être ivre le plus vite possible.
Une question se pose. Est-ce en interdisant et la vente, et les "open bars" et les boissons alcoolisées dans les stations-service que le résultat attendu sera atteint ? C'est mal connaître les jeunes. Qui va empêcher un majeur de 18 ans d'aller acheter de la bière ou autre alcool pour des jeunes mineurs ?
Oui il y a un problème dans ce pays avec la consommation, par les jeunes, d'alcools de toute sorte.
Oui ils arrivent déjà bien remplis lorsqu'ils assistent à des concerts. Oui il y a des comas ethyliques de plus en plus fréquents lors de soirées.
Avant d'interdire, il serait intéressant de se poser la question du pourquoi. Il serait également intéressant d'éviter de faire l'amalgame entre un réel problème de société : l'alcoolisation des très jeunes et la consommation modérée d'alcool par la population française.
La France est un pays de haute tradition en matière viticole. Il ne semble pas très malin de toucher à cette tradition. Le vin se respecte, se hume, se respire, se boit ... bref, se déguste. A quel titre voudrait-on nous priver de ces plaisirs simples ?