Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Difficile de l'éviter, on en entend parler sur tous les tons, la crise économique est là et bien là.
Le président a fait une intervention télévisée jeudi 5 février. Je ne sais pas s'il a réussi à rassurer les Français. J'ai entendu dire que son audimat a été assez moyen.
L'omniprésident n'arrive pas à lui tout seul à juguler une crise dont il n'a pas mesuré, je crois, toute l'étendue.
"Son copain Barack Obama" plus fine mouche lorsqu'il fait des annonces, les assortit de contre parties.
N. Sarkozy, lui, a couru derrière le train d'annonces qu'il avait faites aux banques et y a ajouté deux ou trois contre parties, mais c'était bien tard et chacun a pu remarquer combien il privilégie le monde de la finance.
Pour l'automobile, grand seigneur, il prête 6 Milliards d'euros à Renault et Peugot. Mais ce dernier, à peine le président a fini d'énumérer les engagements que devront respecter les constructeurs, annonce une diminution très sensible de ses effectifs.
Rien ne va plus ! Même le président n'est plus ni respecté, ni obéï !
A celà s'ajoutent la grogne persistante des enseignants-chercheures, la grève générale en Guadeloupe qui mettent les ministres concernés en difficultés.
Ce ne sont que les derniers en date.
Avant eux, Xavier Darcos n'a pas su faire preuve ni d'écoute, ni d'attention encore moins de concertation.
Rachida Dati a réussi à se mettre à dos toute la magistrature.
Roselyne Bachelot sort quelques insanités de son crû.
Nadine Morano sape la petite enfance.
Brice Hortefeux va s'atteler au monde du travail après avoir oeuvré à expulser nombre de malheureux qui seront maintenant sous la houlette de M. Besson.
Quelle liste et belles crises en perspective !
En France, non content d'avoir à gérer une crise économique mondiale qui échappe à tout contrôle, les marchés financiers n'arrivent plus à se rassurer ni à se stabiliser, le gouvernement s'obstine à vouloir continuer des réformes sans concertation ni explications.
Nos gouvernants devraient commencer à se méfier. Des politiques pourtant peu critiques à leur égard, le NC par exemple, commencent à trouver que réformer sans avoir pris le temps préalable à la concertation, ça ne mène à rien.
Enfin, si ça mène à l'opposition dure.
Est-il réellement responsable en ces temps de crise économique grave, de vouloir continuer à tout prix des réformes ? Est-ce raisonnable ?
Le gouvernement ne pourrait-il pas arrêter ses projets de réformes pour s'attarder un peu plus sur une crise mondiale bien plus importante peut-être que les réformes à entreprendre ?
Croyez-vous, que le gouvernement entend les Français ?
A force de surdité, à une crise économique risquent de s'ajouter une crise politique et une crise sociale sans précédent.