Quelques réflexions ou observations que j'aimerai partager avec vous sur l'actualité, la société, la politique. "La rigidité et la dureté sont les compagnons de la mort. La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao Tseu
Selon M. Sarkozy, il manque 3 milliard d'euros pour rénover la Poste. C'est une somme !
Donc pour les trouver, il faut ouvrir le capital de la Poste à d'autres capitaux et, du statut d'établissement public, la Poste passera au statut de Société anonyme. De l'affirmation du président de la République ces capitaux ne seront que publics.
Autant dire clairement que la Poste sera privatisée, et appeler les choses par leur nom.
Sur un plan pratique, qu'est-ce que ça veut dire ?
Depuis quelques années, on assiste déjà à une fermeture des bureaux de poste dans les zones rurales et à un rédéploiement du personnel, des centres de tris ...
Le changement de statut voudra dire politique de gestion du rendement.
Or, il est évident qu'un bureau de poste au fin fond de la Lozère, là où les ultra-gauchistes préparent les ruptures de cateners des TGV, n'a rien de rentable. Avoir un employé qui attend le chaland, ça ne peut pas aller dans des politiques de rendement.
Pourtant la loi prévoit : " que tout habitant doit se trouver à moins de cinq kilomètres d'une présence postale"
Reste que nous verrons encore un peu plus, les bureaux de poste fermer les uns après les autres. Mais la fermeture des bureaux ne devrait pas signifier absence de service. Il doit être envisageable d'organiser des permanences avec un véhicule adapté ou des regroupements de services (CAF, Sécurité Sociale, Poste, ...) dans des locaux municipaux ou autres, notamment le bureau postal.
Les bibliothèques ont bien des bibliobus. Pourquoi la Poste n'aurait-elle pas des bureaux de poste ambulants ?
Il faut surtout éviter les cloisonnements. Il doit être possible de RENDRE SERVICE à la population sans pour autant y laisser sa chemise financièrement parlant.
Ca veut dire changer les mentalités, ça veut dire faire preuve d'imagination et de flexibilité mais dans le bon sens du terme.
Possible que ce ne soit pas encore demain qu'on y arrivera !
C'est dommage car ramener les services publics près des habitants s'inscrit dans une politique de proximité, donc de développement durable.
Et si chacun mettait de la bonne volonté ?