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HADOPI - Le Net en France : black-out
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:08

 

 



La vidéo se suffit à elle-même.

Les enfants ne sont pas des paquets ni des tas de sable que l'on entasse quelque part.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 09:32

La loi qui va passer devant l'Assemblée Nationale est tout bonnement inacceptable au regard des années de lutte pour obtenir une école publique digne de ce nom, digne de la République Française.

Je relaie ici une lettre lue sur le blog de Sylvie Boussand et vous invite à lire sur son blog ce qu'elle dit.

Lettre ouverte aux Députés de la République
Copie aux Sénateurs

            Ne séparons pas nos enfants dès l’école primaire!
            Ne brisons pas le lien social entre la collectivité et les enfants scolarisés!
            Maintenons le pacte républicain !
            L’École publique est l’École de la République, c’est à dire de tous ses enfants!
            Ne sacrifions pas l’intérêt général à quelques intérêts particuliers
            N’allons pas vers une communautarisation de l’espace scolaire et la multiplication de réseaux d’écoles privées !

Madame, Monsieur,

La proposition de loi Carle, adoptée le 10 décembre 2008 par le Sénat va venir très prochainement devant l’Assemblée. Cette proposition est inacceptable!

Elle vise à "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence"
Il s'agit là de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques et de contraindre les communes à financer des écoles privées en dehors de leur territoire.

Les associations de parents, les professionnels de l’éducation et les élus considèrent nécessaire et indispensable de renforcer la mixité sociale, afin que les enfants puissent apprendre à vivre ensemble. Si cette  proposition de loi Carle est votée, nous serons confrontés à l’éclatement scolaire, social et communautaire.

Ne modifiant en rien l’entrave à des principes constitutionnels fondamentaux, les quelques aménagements prévus par la proposition de loi ne sont que des artifices. Si une commune juge que la demande d'une famille n'est pas recevable, le Préfet peut obliger la collectivité à financer la scolarisation des enfants de cette famille hors de sa commune de résidence. De surcroit, il n’y a pas d’accord préalable : la commune est mise devant un fait accompli et doit le faire supporter à l’ensemble des contribuables. On fait ainsi primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général en favorisant la scolarisation dans les écoles privées

Cette proposition de loi qui est dans le droit fil de l'article 89 de la loi de 2004 va plus loin que la loi Debré modifiée du 31 décembre 1959 qui fonde, sur le territoire d’une commune, les « rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés ». Elle crée pour toutes les communes de nouvelles obligations au bénéfice de toutes les écoles privées implantées sur d’autres communes. Or la commune n’a pas donné son accord pour le contrat passé entre d’autres communes, leurs écoles privées et l’État. La libre administration des communes inscrite dans la constitution est ainsi remise en cause.

L’adoption de ce projet de loi entraînerait la fermeture de classes ou d’écoles publiques.

Ce projet de loi qui va être incessamment soumis au vote de l’Assemblée nationale répond largement à la demande de la direction de l’enseignement catholique.
Ce texte va aggraver le dualisme scolaire, donner à l’enseignement privé des moyens dont ne dispose pas l’enseignement public, qui, lui, a toutes les contraintes de service public. : laïcité, obligation d’accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles.

L’École publique est celle de tous les citoyens. Les députés, quelle que soit leur appartenance politique, doivent s’opposer à l’adoption de cette proposition de loi qui remet en cause le pacte républicain voulant que les pouvoirs publics soutiennent l’école de la République et ne permettent pas que les enfants soient séparés dès l’enfance.

 Les députés attachés aux principes du maintien des liens forts entre l’école, les habitants d’une localité et les élus ne peuvent pas accepter ce système d’individualisation qui transforme la collectivité en simple tiroir caisse  et instaure un chèque éducation. Ce projet de loi adopté, tout citoyen au nom du principe d’égalité, serait en droit de revendiquer auprès de sa commune de résidence ce nouveau privilège pour faire financer au nom de la liberté d’enseignement la scolarité de ses enfants dans un établissement sous contrat simple ou hors contrat, voire pour une instruction dans sa famille. Cette possibilité ne doit pas être votée.

Les députés républicains ne peuvent pas accepter une proposition qui conduirait les collectivités à verser un surplus de plusieurs centaines de millions qui, non seulement  n’amélioreraient pas les conditions de scolarisation, mais les aggraveraient en conduisant inéluctablement à la disparition d’écoles de proximité.

Déjà plus de 500 communes, sans école publique, ne disposent que d’école(s) privée(s) confessionnelle(s). Combien y en aura t-il demain avec cette disposition anticonstitutionnelle ? Rappelons-le : « L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. ».

De très nombreux maires de toutes tendances ont exprimé hier leur inquiétude devant l’article 89 de la loi du 13 août 2004. Ils vont se retrouver dans la même situation demain avec cette épée de Damoclès qui vise l’avenir de leurs écoles publiques et laïques ouvertes à tous et menace l’équilibre de leurs budgets. Ce projet fait augmenter les dépenses d’éducation ; la banlieue paiera pour la ville, les communes rurales seront pénalisées avec un risque fort d’exode scolaire vers le chef lieu de canton et les villes.

Nous sommes convaincus que ce courrier va attirer votre attention car vous savez qu’il en va de l’avenir même d’un système scolaire de qualité pour la réussite de tous et d’une conception républicaine qui maintient un lien puissant entre la commune et son école.

Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Nous vous demandons de voter contre ce dispositif législatif qui s’oppose à notre Constitution et menace notre École de la République.

Veuillez agréer l’expression de nos sentiments respectueux.

                                                                                                              Priscilla Hembert, Présidente

 

Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité - CDPEPP
http://ecoledeproximite.lautre.net / 06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr
C/O Corinne Mahé / 6, rue Berthelot / 92150 Suresnes
Pétition pour l'abrogation de l'article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé
http://ecoledeproximite.lautre.net/petition


La pétition c'est ici

Le choix de l'école privée doit rester possible bien évidemment, mais ce sont aux parents à assumer ce choix, pas aux contribuables qui l'assument déjà en ce sens où lorsque les établissements sont en contrat avec l'Etat, les enseignants sont payés par l'Etat.

Cette loi est une grave remise en cause de l'école publique.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:37

J'ai reçu ce message il y a quelques jours.

Après avoir commenté, hier, chez
Nicolas, en indiquant que le respect devait retrouver sa place, et que face aux enseignants, c'est à la maison que devait se faire ce travail sur le respect ; à savoir, ne pas remettre systématiquement en cause ce que dit l'enseignant, et encore moins, si, il inflige une punition.

Cette image illustre parfaitement ce que je disais hier.


Nicolas de se questionner sur la manière de faire pour rétablir le respect, surtout pour un gouvernement.

C'est une vaste question à laquelle il est bien difficile de répondre.

Je pense que ce n'est pas par la répression qu'on rétablit le respect.

C'est par l'exemple, que le respect s'impose. Il ne faut pas oublier que le respect doit être réciproque.

Pour revenir à l'école, les élèves se doivrent de respecter leurs enseignants et ces derniers se doivent de respecter leurs élèves.

Depuis plusieurs années, nous nous éloignons beaucoup du respect réciproque et ce n'est pas le président de la République actuel qui montre l'exemple.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 08:20

La secrétaire d'Etat à la famille Nadine Morano assure mercredi que "le gouvernement est viscéralement attaché" à l'école maternelle et annonce la création de "8.000 places en jardin d'éveil d'ici à 2012", cet extrait est dans tempsréel.nouvelobs. Si vous voulez l'interview complet de Mme Morano c'est dans Le Parisien.

Ce qu'elle ne dit pas, c'est que ces jardins d'éveil, certains (voire beaucoup) seront mis en place dans les locaux scolaires. Ca implique donc qu'il y ait des classes libres ...

De fait, elle n'a rien imaginé d'autre que la commune car dans sa conception, ce sont bien les maires qui seront chargés de cet accueil, les collaborateurs de Mme Morano vont d'ailleurs envoyer un CD aux mairies :  "Diversifions l'accueil des enfants".

De plus, elle confirme la création, d'ici à 2012, de près de 200.000 places d'accueil dont 100.000 en crèche, grâce aux mesures adoptées dernièrement (regroupement des assistantes maternelles, possibilité pour celles-ci de prendre en charge non plus trois mais quatre enfants)

Entre les regroupements d'assistantes maternelles sans référent technique annoncé, les jardins d'éveil, et la baisse du taux d'encadrement dans les équipements multi-accueil, ce sont des années de travail en matière de petite enfance qui partent en fumée.

Les micro-crèches viennent s'insérer dans le dispositif avec des exigences nettement moins importantes (locaux plus petits, personnel moins qualifié).

Les regroupements d'assistantes maternelles sont le summum de la destructuration et de la déconstruction du travail effectué pendant des années.

Pour se donner les moyens d'arriver à ses fins, elle a avec Mme Létard lancé un plan "métiers de la Petite Enfance". Il faut bien celà, parce que déjà, il y a pénurie : elle ne le sait peut-être pas.

Les professionnels de la Petite Enfance sont pour ce qui les concerne inquiets et révoltés pour leur métier dévalorisé et les enfants qu'ils aiment : elle ne le sait peut-être pas.

Les bébés et les tout petits ne sont pas des paquets que l'on dépose en garde : elle ne le sait peut-être pas.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 07:35

Les évaluations ont été évaluées !
Et le résultat est finalement celui qu'on connaissait déjà.
A savoir que près d'un tiers des élèves sont dans une très bonne moyenne, entre 7 et 15% rament comme des galériens, et les autres se situent entre les deux.

Quelles nouvelles !

Beaucoup d'énergies de la part des enseignants et des élèves dépensées pour pas grand chose. Il y a des évaluations en 6ème, qui donnent à peu près les mêmes résultats.

Ce n'est pas l'aide personnalisée qui va beaucoup améliorer le sort des élèves galériens. Pour certains, ça sera un coup de pouce mais pour les autres, c'est l'aide du RASED qui les tirera de leurs difficultés qui ne sont pas passagères.

Le RASED est là pour aider ces enfants qui souffrent à l'école. En supprimant les RASED à terme, c'est près de 10% des élèves qui sont condamnés à rester en grosses difficultés.

Le gouvernement a bien fait de mener ces évaluations. Il démontre ainsi que les RASED sont indispensables.

J'ai comme l'impression que nous n'aurons pas tous la même lecture des évaluations...

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 20:48

Non, je ne vous dirai pas que ça me manquait de parler de Mme Morano. Mais je trouve qu'elle a de l'audace.

Elle annonce que les places d'accueil en matière de petite enfance vont largement augmenter chez les assistantes maternelles.

Par ailleurs elle trouve que les règles sont parfois trop strictes pour délivrer un agrément.
Dans le Parisien 
ici elle informe que " Les procédures et surtout les critères pour obtenir un agrément pour garder des enfants à son domicile seront harmonisés et assouplis. Attribués par les services des conseils généraux, ils sont aujourd’hui différents d’un département à l’autre et parfois un peu trop stricts. Nadine Morano ne veut plus entendre qu’on refuse un agrément « parce qu’il y a un rosier dans le jardin ». Le nombre maximum d’enfants à la charge d’une assistante maternelle passera de trois à quatre : « Cela produira 50 000 offres de garde supplémentaires » en France"

Je voudrais quand même apporter quelques précisions. 

Effectivement l'agrément des assistantes maternelles peut être augmenté et passer de 3 enfants de moins de trois ans gardés à 4 enfants de moins de trois ans.

Ca pourrait sembler être une augmentation très sensible du nombre de places.

MAIS, ce passage ne peut se faire que sur demande de l'assistante maternelle à la PMI de son secteur. C'est normal et personne ne s'en plaindra.

MAIS il y a actuellement les dérogations. Une assistante maternelle pouvait demander jusqu'à trois dérogations. Depuis décembre 2008, elle peut maintenant sans dérogation garder 4 enfants, et demander deux dérogations.

Où est la différence ? Entre 3+3 ou 4+2 ?


Où est l'augmentation sensible du nombre de places d'accueil ?

Essaieraient-ils de nous duper dans les hautes sphères ?

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 14:20

Il y a toujours quelque chose qui m'a étonné, c'est qu'un élève en lycée puisse avoir en dessous de 5 à un devoir d'histoire géographie.

Qu'il obtienne zéro s'il rend copie blanche, ça se comprend.
Mais à partir du moment où l'élève a rendu une copie propre, lisible et rédigée, il devrait au moins obtenir 3.
Après si le corps du devoir est suffisamment argumenté, même s'il est mal organisé, ça mérite plus de 5.

Seulement voilà, bien des professeurs se croient encore tout puissants et se permettent de sanctionner et de décourager bien des élèves.

Savent-ils ces profs les désastres qu'ils génèrent ?

Savent-ils ces profs les découragements qu'ils favorisent ?

Savent-ils encore qu'à sanctionner de cette manière, ils amputent l'avenir de beaucoup d'élèves qui ne peuvent pas présenter de dossiers dans des lycées qui préparent aux grandes écoles ?

Qui sont-ils pour se permettre de décider de l'avenir d'un adolescent ?

Ont-ils au moins pris le temps de rencontrer les élèves qu'ils sanctionnent de la sorte ? Ont-ils pris le temps de lui parler, d'essayer de comprendre ?

Ou est-ce trop leur demander ?

C'est très énervant d'avoir à faire face à ce genre d'enseignants. En qualité de parent vous savez que vous devez impérativement vous limiter dans ce que vous allez dire lorsque vous rencontrez cette espèce. Car non content de sanctionner votre fils ou votre fille, si vous les prenez à rebrousse-poils, c'est la cata, la chute des notes va encore être plus rude !

Et si en plus votre enfant s'avère être un enfant à haut potentiel, alors là, c'est pire que tout.

Eh oui, pour ces enseignants, un enfant ou un ado précoce soit ça n'existe pas, soit il doit être excellent partout. Peut-être, mais pour être à haut potentiel, ils n'en sont pas moins HUMAINS, et ces enfants-là sont plus fragiles, plus sensibles que les autres. Ils sont d'ailleurs hypersensibles, et sont plus aptes à se décourager facilement.

Quand je pense aux élèves qui sont passés dans les cours de ces enseignants, je suis effrayée. Combien d'enfants sont restés marqués par le sentiment d'échec qui s'imprime au cours d'une année scolaire. Et quand les enfants ont eu affaire à plusieurs profs de cette espèce, je vous laisse imaginer le désastre.

Leur mission c'est l'enseignement, pas la destruction.

S'ils ont un souci avec leur propre parcours personnel ou professionnel, ce n'est pas aux élèves d'en faire les frais. Les professeurs sont des éducateurs en puissance de par leur fonction, or quand ils font régner soit l'injustice, soit l'absence de respect par rapport à leurs élèves, ils n'ont pas leur place dans l'institution.

Je suppose que chacun d'entre nous a un jour, dans sa vie, rencontré ce genre qui j'espère est en voie de disparition, mais c'est de l'espoir, pas la réalité.

Ils m'exaspèrent ces profs "je sais tout" car ils sont en partie responsables des mauvais résultats de nos enfants, en partie responsables des mesures prises par le gouvernement actuel puisque celui-ci s'est basé sur des évalutations internationales et que la France n'est pas très bien placée.



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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 06:19
Vu et pris sur le blog  duSioux .

Si cette démarche est bien relayée et bien suivie, c'est une bonne manière de contre-carrer les sanctions que d'avoir créé une caisse de solidarité.

"Message du Yéti !

UN EURO POUR CHANGER DE MONDE

un_euro.pngQui niera que c’est l’éducation des enfants qui dessine l’image du monde ? Eh bien l’éducation, la Nationale, celle bien de chez nous, est aujourd’hui en danger, de la maternelle à l’université, mise à mal par des foutreculs malfaisants, des blafards qui vampirisent nos écoles pour renflouer leurs sales banques et imposer leur morale de soumission inculte. Des professeurs d’école primaire, de plus en plus nombreux, se sont dressés contre cette saignée à blanc de l’intelligence et de la culture. Les professeurs d’universités entrent eux aussi en sécession. AIDONS-LES !

Au 6 février 2009, ils étaient déjà plus de 2000 instits, sur tout le territoire français, à avoir adressé nominativement, à leurs risques et périls, une lettre de désobéissance civile au ministre Darcos via leurs inspecteurs et leurs académies. Pour dissuader ce mouvement subversif (et il l’est !), les laquais serviles et zélés leur suppriment un jour de salaire pour une heure d’insoumission[1]

Répondons-leur à notre façon ! Adressons à leur caisse de solidarité nouvellement créée, entre 1 et 5 euros chaque mois. Un euro, c’est à la fois très peu et énorme ! Si les 2,5 millions manifestants du 29 janvier avaient donné chacun un tout petit euro, le trésor de guerre (non-violente) des enseignants se serait gonflé en une seule journée de 2,5 MILLIONS D’EUROS ! Une paille pour chacun d’entre nous, une sacrée bouffée d’oxygène et d’encouragements pour les mutins, un coup de pied au cul des sinistres pignoufs.

Car la portée de cette campagne n’est pas seulement financière, elle est aussi symbolique. Si leur police a un mal chronique à comptabiliser les manifestants du pavé, les chèques de soutien et le montant du total créditeur leur montreront sans discussion l’étendue de la dissidence contre leurs méfaits.

En choisisant de passer par le canal de l’école primaire plutôt que par un autre, nous envoyons un signe fort pour montrer l’intérêt vital que nous portons à l’avenir de nos enfants. Si, comme je l’espère, la caisse de solidarité déborde, nous ne doutons pas que maîtres et maîtresses sauront répartir les trop-perçus à qui de droit.

Vos chèques — en attendant vos ordres de virements mensualisés :-) — doivent être expédiés à l’adresse suivante :

Véronique Decker
École Marie Curie
Impasse Émile Zola
93000 Bobigny


Chèque à ordre de Sud Éducation Créteil (avec mention “Soutien aux désobéisseurs”)

Amis blogueurs qui passez par là, relayez je vous en prie cette campagne. Activez vos réseaux, lancez vos chaînes de solidarité, montrez ce dont vous êtes capables. Yes, you can ! Notre sort dépend vraiment de ce genre de

CAMPAGNE À UN EURO POUR CHANGER DE MONDE

Bon, je vous lâche, je vais leur poster mes sous à moi.

[...] "
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 17:45

Comme l'a si bien signalé AMR dans un commentaire sur un de mes récents billets, la dérèglementation en vigueur dans la Petite Enfance met à mal des années de travail orienté vers la qualité de l'accueil.
Si vous voulez aller voir l'article et le commentaire c'est
ici.

Ainsi sous couvert d'une augmentation de l'offre d'accueil dans le domaine de la Petite Enfance :
 - augmentation des agréments pour les assistantes maternelles,
 - création des micro-crèches (plus d'enfants, moins de personnels qualifiés, locaux moins bien adaptés)
 - création de jardins d'éveils

je vous l'ai déjà dit, on assiste à un retour en arrière de dizaines d'années.

MAIS il y a aussi pour les structures existantes une mesure qui vient d'être prise et qui change les taux d'encadrement des enfants par les adultes.

Avant 2008, dans une crèche il fallait un adulte pour 4 enfants qui ne marchent pas et un adulte pour 8 enfants qui marchent, et la coutume était de considérer qu'il fallait un adulte pour 6 enfants.

Aujourd'hui, c'est un adulte
pour 6 enfants qui ne marchent pas et un adulte pour 9 enfants qui marchent.

Outre le fait, que (6+9)/2 = 7,5  ne fait pas une moyenne très acceptable pour des enfants
,  il est important de noter que tout le monde est pris en otage dans cette affaire.

Le personnel qui n'a pas d'autre choix que de travailler, et qui va avoir des conditions de travail assez inconfortables, s'occuper de 6 bébés plutôt que 4, la différence est impressionnante.

Je crois qu'encore une fois, le législateur n'a jamais mis les pieds dans une crèche. Il ne connait pas les difficultés physique et nerveuse des métiers de la petite enfance, et à quel point la vigilance des auxiliaires de puériculture ou des éducateurs est permanente, ainsi que les postures qui mettent souvent à mal leur dos.

Les parents qui où qu'ils se tournent, ne trouveront plus un accueil de qualité, en tout cas pas de la qualité dont on était fier il n'y a pas si longtemps.

Les enfants, évidemment, c'est au final eux qui trinqueront le plus mais ce n'est pas le souci des réformateurs de notre gouvernement en place.

PAR CONTRE, au niveau de la rentabilité de l'établissement, ça change tout, surtout quand les établissements seront gérés par des organismes privés spécialistes de la Petite Enfance. Superbes bénéfices à envisager sur cette réforme.

Pour les établissements gérés par le monde associatif bénévole, je fais toute confiance à la Caisse d'Allocations Familiales pour baisser les subventions, et laisser les parents bénévoles qui se dévouent faire pour le mieux. Aucun doute là-dessus !


http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=ARTVEILLE&pagename=Localtis%2FRecherche%2FArticle&cid=1225949221134

Comme dans certains romans policiers où l'enquête piétine, on finit toujours par se poser la question à qui profite le crime ?

Parmi toutes ces réformes menés tambour battant, pour certaines il faut se poser la question à qui profite cette réforme, pourquoi est-elle menée ?

Clairement, les écoles maternelles coûtent trop cher à l'état donc on les supprime.
Objectif : baisse chômage = état exemplaire puisque en temps de crise il arrive à résoudre le problème du chômage.

Pour les équipements d'accueil des enfants de moins de 6 ans c'est le secteur privé qui va bien tirer son épingle du jeu. Profits à l'horizon. C'est là aussi l'objectif : favoriser le secteur privé.

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 18:51

Le 18 décembre 2008, j'écrivais un commentaire sur le blog de Cib

"Il faut vraiment que les gens prennent conscience que,  le fait que les enfants de deux ans ne comptent plus dans les effectifs de l'école maternelle mène doucement mais sûrement à la suppression de l'école maternelle.

On commence à entendre parler des jardins d'enfants pour les 3 ans.

M. Darcos parle des enseignants qui changent les couches. Il n'est pas très au courant le ministre de l'éducation nationale, car un enfant même à deux ans n'est accepté en maternelle que s'il est propre.

Bref, quand on sait que la Grande Section de maternelle a été reliée à l'école élémentaire car elle fait partie du 1er cycle des apprentissages, on va droit vers une école qui acceptera les enfants à 5 ans.

Avant cet âge, parents, débrouillez-vous et surtout payez.

Car évidemment ce sera à la charge des communes, évidemment il n'y aura pas eu de transfert de charges, et donc évidemment le service s'il est mis en place par les communes ne pourra être que payant, sinon ce sont les impôts locaux qui vont grimper en flèche et qui arroseront tout le monde."

Je ne croyais pas si bien dire, malheureusement.

Voilà que le Rhône serait pilote en matière de jardins d'enfants, deuxième département après la Mayenne. En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

Voilà aussi qu'on entend parler des enfants de trois ans qu'on commencerait à refuser à l'inscription, lorsqu'ils sont de fin d'année.

Voilà enfin qu'on entend parler de l'école obligatoire à 5 ans.

Cette réforme qui ne dit pas son nom pourrait s'appeler : Comment procéder à la destruction de l'école maternelle.

Les enseignants des écoles maternelles ont du souci à se faire.

En fait, pas vraiment, ils viendront remplacer les enseignants de l'école élémentaire qui partent à la retraite, bien contents d'être débarrassés de l'ambiance qui règne actuellement au sein de cette institution !


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