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Black Out

HADOPI - Le Net en France : black-out
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:52

Au cours du dîner, hier soir chez nous et entre nous, la conversation est venue sur les personnes sans abri. Discussion qui est allée jusqu'à la notion de liberté et de rappeler qu'une fable de M. de la Fontaine traitait de cette liberté.

La proposition de Mme Boutin, il y a un peu plus d'un mois, a fait couler beaucoup d'encre.
http://www.vedura.fr/actualite/4827-sans-abri-indignation-associations-propositions-boutin

C'était me semble-t-il, encore une fois, une proposition sous forme de ballon d'essai. L'idée a été lancée pour voir...   Eh bien elle a vu, les réactions n'ont pas tardé. Cette proposition, comme beaucoup, semble donner une solution, or il n'en est rien. Elle ne fait que camoufler une réalité dérangeante.

Mais au-delà, du désespoir des personnes sans abri qui ne meurent pas que de froid, il y a celles qui ont fait ce choix de vie, il y a celles qui, même pour un soir, ne veulent pas abandonner leur compagnon d'infortune qui s'avère souvent être un chien aussi pelé que le loup de la fable.

Faut-il forcer ces personnes à se mettre au chaud dans des foyers où la convivialité n'existe pas plus que sur le bitume ?

Et leur liberté ? Qu'en fait-on pour les personnes dont c'est le choix ?

Le loup et le chien
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
 L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
 Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
" Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
 Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.
" Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
 - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
 Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.
" Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? -  Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
 - Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."
 Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Les Fables, Livre I

C'était mon quart d'heure songeur...

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Published by fleche - dans Etats d'âme
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